mardi 31 juillet 2012

Où l'on reparle de Stanislas, Roi de Pologne...




Grâce à vos recherches, et particulièrement à celles de Madeleine L. une fidèle blogueuse, voilà le curieux résultat obtenu :
                         



Stanislas LESZCZYNSKI emménage en mars 1724, dans un château voisin (de Nancy) "Le Palais Jaeger" (actuel château Stanislas à Commercy), mis à sa disposition par le bailli de Weber.


Le Palais *Jaeger"...


"Weber" était le nom de jeune fille de ma mère!

Mais voici plus fort encore:

En 1755, notre ami Stanislas, reçoit. Mais, au cours du repas, on lui apprend que son pâtissier, fâché à la suite d'une querelle, a rendu son tablier.
Un repas sans dessert ne peut se concevoir. Le majordome se fait fort de sauver le roi de ce déshonneur, pourvu qu'on lui laisse quelque temps.
Pendant que la société s'amuse de jeux, et de récits,  on s'affaire à l'office. 
Et voici le dessert. On apporte aux invités des gâteaux d'une forme originale, dorés, et fondants... Une merveille !


Ravi, le roi fait venir l'auteur de ce miracle : on lui présente une jeune et jolie servante, rose de confusion et les mains encore blanches de farine...
- "Comment s'appelle ce chef-d'oeuvre ?" 

- "Il n'a pas de nom, sire ; c'est ce que l'on fait chez moi, à Commercy, les jours de fête."

- "Et quel est ton nom ?"

- "Madeleine"

- " Eh bien, il s'appellera comme toi : Madeleine de Commercy."


mercredi 11 juillet 2012

Le blog est en vacances !


Me voilà depuis 1 semaine à la maison.
Aujourd'hui seulement, soit 15 jours après l'opération, je peux déclarer que tout fonctionne de nouveau comme avant, je n'entrerai pas dans les détails. Encore 2 semaines de semi-repos et nous pourrons envisager la suite du voyage.

Malibu, devant la Capitainerie d'Epinal

Je viens d'appeler la Capitainerie d'Epinal: Malibu est toujours à quai, et attend sagement notre retour.
Sauf évènements, le blog ne reprendra donc du service qu'au début du mois d'août.
Francis & Liliane & Zaboo

mercredi 4 juillet 2012

L'hôpital m'éjecte!!!

Vu ma grande forme aujourd'hui, le toubib m'annonce ce soir que je peux rentrer à la maison demain !!! S'il n'avait pas eu du boulot administratif, il m'aurait même éjecté ce soir !

Liliane est venue tous les jours, prestations ***, merci ma Chérie.

J'espère que vous ne m'en voulez pas d'avoir d'emblée demandé l'absence de visite. Cette décision me semblait plus conforme à ma conception de la pudeur, merci de l'avoir respectée.

Je me réjouis de retrouver ma loutre, dont la coupe, paraît-il, ressemble un peu au crâne de Djokovic !

Bonne Nuit les Petits, moi je vais faire de beaux rêves...
Francis


Ma Cabine sur le bateau "La Tour"


lundi 2 juillet 2012

Photos promises, photos publiées !

Moitié loutre - moitié dalmatienne

J'ai perdu 1 kg.......de poils

Lundi 2 Juillet

Bonjour à tous,
Le cap des 3'000 visiteurs a été dépassé! Bravo et Merci. Beaucoup m'ont envoyé  un mail de soutient ou d'encouragement, j'ai essayé de répondre à tous, pardon si j'en ai oublié.
Liliane, qui n'était jamais intervenue sur le blog, s'est bien rattrapée depuis, et elle m'a bluffé.
J'ai souri ce matin, en poursuivant mes recherches sur internet, quand j'ai constaté que les américains, toujours à la recherche de l'efficacité, nommaient l'anévrisme de l'aorte abdominale: triple A! Au moins j'ai l'assurance que mon triple A à moi est à l'abri d'une dégradation de l'agence Moody!!!
Je n'ai pas de photos à vous transmettre pour l'instant car le personnel hospitalier qui nous soigne (avec énormément de gentillesse et de compétence) a autre chose à faire, et je ne veux pas les importuner. Par contre notre Zaboo-loutre, qui a subi une coupe d'été est, paraît-il, méconnaissable! C'est donc elle qui fera l'objet de la prochaine photo publiée, promis.
Cordialement, je vous embrasse,
Francis

samedi 30 juin 2012

hello les blogueurs !

Hello les blogueurs,
Notre capitaine fait chaque jour des progrès en vue d'une totale guérison. Certains jours sont meilleurs que d'autres et tout ne va pas tout seul. Mais je n'entrerai pas dans les détails. L'important c'est que le pire est maintenant derrière nous. Et de ce fait je peux vous conter un épisode de notre aventure.
Souvenez-vous que nous sommes rentrés d'urgence d'Epinal avec... notre voiture de location, une citroën dotée d'une boîte automatique spéciale : elle réfléchit un moment avant d'emballer le moteur pour finalement enclencher une autre vitesse. Bref, faut s'y habituer ! Mais peu importe. Il fallait rapatrier cette citroën dans son pays d'origine. Et c'est moi qui ai reçu cette mission délicate. Le samedi 23, j'abandonne Zaboo aux bons soins du capitaine, qui lui, ne doit pas faire de folies avant son opération, et je m'aventure à travers le Jura puis la Franche Comté jusqu'à Epinal que j'atteins après 5 bonnes heures de route.
Je retrouve les bateaux bloqués dans le port, et Malibu qui m'attend. Je vais pouvoir passer une bonne nuit à bord.
Pour mon voyage de retour, Francis avait découvert une solution géniale : le convoiturage. Un site internet français nous propose toutes sortes de possibilités de voyager avec des conducteurs qui rentabilisent ainsi leurs déplacements privés. (Il faut dire que les trains, au départ d'Epinal, ne se précipitent pas en direction de Genève ! Il faut compter une journée pleine pour atteindre la Suisse.) Par contre, le convoiturage nous offre une voiture au départ d'Epinal qui se rend à Chambéry via Lyon le dimanche 24. C'est presque parfait. Il s'agit d'une Ford conduite par Adeline, jeune personne de 22 ans, départ 15h gare d'Epinal. Banco. On prend. 35 euros. Vraiment pas cher !
Toujours par internet, on s'arrange avec Adeline pour qu'elle me dépose au péage de Mâcon et là, je trouverai Anita et Francis.
Samedi soir, téléphone qui annonce qu'Adeline se fait remplacer par son mari. ??? Bizarre, bizarre. Francis panique un peu... et je ne suis pas rassurée. Qu'est-ce que ça cache ? Bref, on verra.
 Dimanche, je me fais accompagner par Dieter, le très sympathique propriétaire d'un bateau suisse avec qui je dois parler allemand !! On attend devant la gare et on voit arriver la Ford et son conducteur... très bronzé, il est carrément noir ! Vêtu d'un training blanc décoré de dessins de toutes les couleurs, on ne peut pas le rater. Hum, ça se complique. Je décide de le passer à la question. "Y a-t-il d'autres passagers ? Conduisez-vous prudemment ? Quelles haltes faites-vous ? " Dieter, qui ne comprend pas un mot, est un peu perplexe. Bon, courageuse et téméraire, je décide d'embarquer après avoir embrassé Dieter !
Je m'installe donc à l'arrière, comme dans un taxi.
Cédric, le noir, est un peu nerveux (...à cause de mon interrogatoire !), et commence à poser les questions "clé" : Où j'habite, quel est mon job (!!!??) etc. Peu à peu l'atmosphère se détend. Il rejoint Chambéry où il travaille comme informaticien. Il conduit correctement, ouf.
Première halte : Besançon-gare, où nous prenons livraison de Jessica. Mignonne jeune fille au short très court, chemisette avec une épaule nue, gros sac et accent espagnol. Elle est née au Venezuela, de mère espagnole, est étudiante et complètement à l'aise avec le chauffeur qu'elle ne connaissait pas une minute avant. Tout paraît normal. Elle est habituée à ce genre de transport. Elle s'installe à côté du pilote après que nous soyons allés tous trois profiter des toilettes de la gare ! Je vis cette expérience comme un film ! C'est finalement très sympa et surtout pratique. La conversation se poursuit à l'avant du véhicule, car l'accent du noir, plus l'accent espagnol, plus le bruit du moteur, ça devient fatiguant.
Jessica va descendre à Lyon, et Cédric y trouvera une autre passagère pour Chambéry. Tout cela fonctionne très bien. N'hésitez pas à avoir recours au convoiturage !

http://covoiturage.fr

Au péage de Mâcon, Francis, Anita et Zaboo m'attendaient.
Quant à Cédric, il n'avait sans doute jamais transporté une mamy de ce genre !      

vendredi 29 juin 2012

Impressions d'un naufragé volontaire


Ce fut une première pour moi. L'univers hospitalier restait une grande nébuleuse aux odeurs de désinfectant et mes seules incursions consistaient à, rarement, visiter un proche. Toujours avec un certain malaise, ne sachant pas si ces visites étaient réellement bénéfiques pour le visité, mais sûrement déstabilisantes pour le visiteur. 
Et puis la machine s'est mise en route. Comme mon cas portait l'étiquette "urgence", j'ai échappé à plusieurs préliminaires, et c'est tant mieux. Dans la seule journée de lundi, une foule d'examens réclamés par le chirurgien, comme analyse de sang, radio des poumons, scanner de l'abdomen pour localiser avec précision ce foutu anévrisme et surtout artériographie du coeur pour vérifier l'état  des artères périphériques irriguant ce dernier. C'est l'examen le plus impressionnant. On reste parfaitement conscient et l'on assiste à tout le processus. Une sorte de canule est introduite au niveau du poignet. Elle est "poussée" jusque dans la région du coeur, et son trajet est suivi en "live" ,aux rayons X, sur un écran grand format. Lorsqu'elle est en place, de faibles injections d'un produit de contraste dessine tous le réseau qui irrigue le coeur. C'est très impressionnant! Cet examen a pour but de vérifier la santé du réseau des artères coronaires. Lors de l'intervention proprement dite, le coeur sera sollicité à plusieurs reprises, et il est important de s'assurer qu'il supportera ces minichocs. Si l'on constate des rétrécissements dus au cholestérol par exemple, une autre solutions chirurgicale est choisie: Pose d'un stent. C'est une prothèse introduite par l'artère fémorale, sans avoir besoin d'ouvrir. C'est comme si on réparait un pneu de vélo en introduisant un tronçon de tuyau par la valve! Comme tous les examens étaient bons, le chirurgien a choisi l'intervention "lourde". A l'exception du choc opératoire, cette pratique offre beaucoup de sécurité; grande expérience puisque pratiquée depuis plusieurs dizaines d'années, absence de rejet, longévité, peu de complications, etc…
Donc mardi, départ pour la salle d'opération. Je n'ai pas de souvenir de cette journée. Les somnifères pris pendant la nuit, et les tranquillisants administrés avant l'anesthésie ont tissés un grand voile nuageux dont j'ai émergé quand tout était fini!
Le chirurgien m'apprend que tout s'est bien passé, et qu'une des parois de l'anévrisme était fine comme du papier à cigarette!
Au début, pas de problème: l'anesthésie péridurale qui est maintenue 48 heures nous protège de toutes douleurs. C'est presque euphorisant de constater qu'un si grand bouleversement dans l'ordonnance des organes du ventre ne provoque pas plus d'effet. La photo prise en salle de réveil démontre bien cette phase d'euphorie.
En bonne compagnie aux soins intensifs












Après, ça se gâte. On ne prolonge pas l'anesthésie péridurale au delà de la phase de réveil aux soins intensifs pour des raisons techniques et médicales. Il est urgent d'exiger de l'organisme qu'il reprenne la direction des opérations sans artifices.  Les intestins, qui ont été fortement perturbés doivent retrouver leur place et le transit doit redémarrer.
La nuit qui a suivi (hier) a été vraiment très pénible. Des maux de ventre à hurler et aucun répit. Heureusement que des médicaments apaisent les phases aigües, mais l'effet est limité dans le temps et certains d'entre eux, à base de morphine, ne peuvent pas être administrés indéfiniment. Ils provoquent une paresse des intestins, soit exactement l'effet inverse recherché. Il faut donc serrer les dents et attendre.
Dès 1h30 ce matin, j'ai ressenti nettement la diminutions de la douleur et j'ai compris que le pic était passé. Voilà, c'est pas très poétique, en regard des histoires de bateaux et de loutres, mais j'ai ressenti la nécessité de jouer le jeu du "ressenti" comme je l'ai fait jusqu'à présent.
Si tout se passe bien, nous serons en mesure de poursuivre notre voyage début août.